L’an dernier à pareille époque, j’ai abordé la description du premier chapitre d’un livre de vulgarisation mathématiques et physique de Mickaël Launay intitulé le théorème du parapluie. La lecture de ce livre m’a passionné et j’aimerais vous transmettre un peu de mon intérêt pour cette publication.
Le 2e chapitre s’intitule des pommes et des lunes et commence par cette anecdote, je cite :
«Certains guides d’informations touristiques de l’Equateur indiquent que le volcan Chimborazo est le plus haut sommet du monde. La supercherie est bien trop grosse pour être crédible…mais la réalité est plus créative et fourmillante que les définitions qu’on en trouve dans les dictionnaires.»
En effet comme le signale l’auteur, la terre n’est pas une sphère parfaite ; elle est aplatie aux pôles et gonflée au niveau de l’équateur. Si l’on mesure ainsi la distance du sommet de l’Everest et du sommet du Chimborazo au centre de la Terre, on obtient une différence de 2 km en faveur du Chimborazo. Comme le dit Monsieur Launay : «la question du plus haut sommet de la Terre n’est pas si anodine que cela. En dehors de tout contexte, elle est mal posée et n’admet pas de réponse claire et unique.»
Pourquoi les choses tombent-elles ? C’est à partir de cette question que l’auteur nous emmène vers les débuts de la théorie de la gravité d’Isaac Newton. Cette théorie s’est assez imposée grâce à tous les phénomènes qu’elle a permis d’expliquer. Ainsi depuis Newton, il est admis que le objets s’attirent mutuellement et que la direction de cette attraction est la droite qui relie leurs centres.
Mais Mickaël Launay aime bien pousser le raisonnement vers ses limites : «Le fleuve Mississipi au Mexique possède une étrange propriété : sa source, située dans le parc Itasca du Minnesota est plus proche de 5 kilomètres du centre de notre planète que son embouchure dans le golfe du Mexique. Le fleuve américain semble couler vers le haut».
Ce phénomène est expliqué ainsi par Mickaël Launay : «La direction du bas en chaque lieu est un compromis de toutes les attractions subies de tous côtés.»
Cela lui permet alors d’expliquer très simplement le phénomène des marées : «Les marées ne sont rien d’autre que de l’eau qui coule. Nous avons l’habitude de dire qu’elles sont provoquées par l’attraction de la Lune, ce qui est exact. Mais il est plus précis de dire que la Lune dans son orbite change régulièrement la direction du bas, ce qui les fait couler (les marées) sans cesse.»
J’espère, par ces quelques lignes, vous avoir donné l’envie de lire ce livre et d’une manière générale d’aller gratter sous la surface des choses les plus communément admises.