Les Monstrueuses

Je ne suis pas un fan de la mode féminine, mais lorsqu’on m’a parlé de l’exposition « Les monstrueuses » au Mudac de Lausanne, j’ai été intrigué. On m’a alors parlé d’un créateur de mode suisse, Kevin Germanier, internationalement connu (pas par moi à ce moment-là!) J’ai donc décidé de me déplacer par curiosité pour l’exposition et pour le pôle muséal lausannois. Je reprends ci-dessous la description de l’évènement que l’on peut trouver sur le site du Mudac à l’adresse:

https://mudac.ch/expositions/kevin-germanier

L’ex­po­si­tion « Les monstrueuses

Sur 300 m² au cœur du mudac, l’ex­po­si­tion déploie des univers immer­sifs aux atmo­sphères uniques. Sont présen­tées de nombreuses tenues – certaines portées par des figures iconiques de la scène artis­tique –, des objets issus de collabo­ra­tions, ainsi que des créa­tions inédites. Elle révèle l’iden­tité Germa­nier : diver­sité, constance et vision posi­tive, portée par une pratique circu­laire nova­trice qui réin­vente les codes de la mode.

Proces­sus créa­tif

Il ne s’agit pas de propo­ser aux visi­teur·eu­se·s une rétros­pec­tive du créa­teur, tout juste tren­te­naire, mais un aperçu actuel des préoc­cu­pa­tions qui parcourent son travail. En trans­for­mant des maté­riaux de récu­pé­ra­tion, tels que des tissus inuti­li­sés et des perles aban­don­nées, il démontre que dura­bi­lité et élégance peuvent coexis­ter. Alors que l’in­dus­trie de la mode est souvent critiquée pour son impact écolo­gique, Germa­nier prouve qu’il existe d’autres systèmes de produc­tion, où la valo­ri­sa­tion des objets usagés devient un moyen de réin­ven­ter notre rapport à la consom­ma­tion.

Au-delà de ses créa­tions, Kévin Germa­nier joue égale­ment un rôle d’am­bas­sa­deur cultu­rel pour la Suisse, contri­buant à mettre en lumière l’in­no­va­tion de son pays dans le domaine de la mode. Origi­naire du Valais, Kévin Germa­nier puise son inspi­ra­tion dans son héri­tage régio­nal, notam­ment dans des pratiques telles que le tricot. En collaborant étroi­te­ment avec des trico­teuses locales, il valorise un savoir-faire tradi­tion­nel, qu’il intègre harmonieu­se­ment dans ses collec­tions. Ce dialogue créa­tif avec des femmes arti­sanes, sous la super­vi­sion de sa mère, ancre ses créa­tions dans un héri­tage culturel tout en leur insuf­flant une touche de moder­nité. Cette expo­si­tion est une occa­sion de souli­gner la place crois­sante de la Suisse sur la scène créa­tive inter­na­tio­nale et d’en­cou­ra­ger une nouvelle géné­ra­tion de desi­gners à adop­ter des démarches inno­vantes et respon­sables.

En bref une magnifique exposition! Moi qui aime porter des habits colorés, j’ai beaucoup apprécié cette visite. J’écris rapidement cet article parce que l’exposition se termine le 22 mars 2026 et espère vous avoir donné envie de vous y rendre, si mon article est publié avant cette date!


Rédigé par Eric Oulevay

Retraité depuis le 31 juillet 2022, à l’âge de 63 ans (doyen au Gymnase d’Yverdon, à ce moment-là), mes intérêts sont multiples avec l’accent sur l’histoire, les mathématiques (mon domaine de formation), l’informatique, la cuisine, les vins, les voyages, les langues étrangères et les jeux de sociétés pour les principaux. J’aime aussi explorer de nouveaux domaines et j’ai donc sauté sur l’annonce de recherche d’un blogueur par Info Seniors Vaud.
Je sais que j’éprouverai beaucoup de plaisir à rédiger mes textes et j’espère vous en procurer…un peu!

    Toutes les publications