Depuis toujours, les corps vieillissants des femmes sont malmenés par une société patriarcale qui a figé des images opposant jeunesse et vieillesse, visibilité et effacement.
Des « vieilles laides » de Goya aux sorcières inquiétantes, des grands-mères douces aux vieilles folles excentriques, ces figures hantent nos imaginaires et nos récits, entre beauté, monstruosité, sagesse et menace.
Aujourd’hui, Batoule, Nadine, Raymonde Fernande et toutes les autres, ouvrières, mères isolées, militantes, femmes venues d’ailleurs et femmes tout court, prennent la parole. On les croise chaque jour dans les bus, les files d’attente, les quartiers populaires, dans la queue d’un supermarché ou dans des collectivités. Ces femmes sont les témoins d’un siècle de luttes, de guerres et de changements sociaux.